Compte-rendu et photos : Patrick Carrier

Premier jour, vendredi 26 juin 2026


Nouveau voyage à Ste Marie aux Mines, capitale quasi mondiale des accros aux cailloux ! Cette année nous avons à nouveau eu quelques difficultés à trouver un logement (Le Mittel à Mittelwihr où nous étions en 2022 est toujours en faillite et les « Genévriers » à Plaine où nous étions en 2024 préfère les groupes plus importants). Heureusement Serge a pu trouver une autre structure qui pourra nous recevoir (c’est la même propriétaire que « Les Genévriers »). Nous serons dans un gîte dit « Les Sapins » à Belmont, (67 Bas Rhin) minuscule village des Vosges. Comme c’est aussi loin que « Les Genévriers ») (575 kms vs 580) le départ est maintenu à 9h30 du parking de Rémi Roure pour le premier minibus et regroupement avec le second sur la zone de covoiturage de Valence nord à 9h45. Tout le monde est présent à l’heure, cette année nous sommes 13 avec : Dans le Minibus 1 (au départ de Guilherand) sept passagers : Christian Bonin, Christophe Guillon, Bernard Roc, Serge Brunel, Fabrice Ardeff, Solange Kaouche et Bruno Caboche. Dans le Minibus 2 (au départ de l’air de covoiturage Valence nord) six passagers : Frédéric Pierre, Yannick Sanda et Hervé Jullian, (les trois chauffeurs), Geneviève Barbier, Véronique et Patrick Carrier.

La météo est au beau fixe, même trop beau puisque depuis quelques jours nous sommes en pleine canicule et que sur place cela risque d’être assez difficile… La traversée de Lyon (vu l’heure) se fait sans bouchon… Premier arrêt (casse croûte) sur l’aire « du Poulet de Bresse » à Dommartin-Les-Cuisseaux (km 221 à 12h10)…

Arrivée sur l’A35 dans la plaine d’Alsace, les premières cigognes sont en vue à 16h20 (le premier qui voit une cigogne paye l’apéro). Puis c’est la joie des embouteillages, une sortie d’autoroute puis une reprise histoire de se perdre un peu, finalement nous nous retrouvons lors du second arrêt sur l’aire du Leclerc de Sélestat (16h40). La canicule alsacienne n’a rien à envier à la canicule drômoise !… Il fait 42° sur le parking ! Et finalement nous arrivons à 17h15 aux « Sapins ». Route sans problèmes grâce à nos chauffeurs… Nous retrouvons Marie-Thérèse et Robert Varès qui sont en Alsace depuis quelques jours. Demain c’est le couple de collègues allemands et leurs proches qui nous rejoindrons. Les « Sapins » c’est un établissement privé qui auparavant était public.

On nous attribue nos chambres, cette année c’est encore moins luxe que « Les Genévriers » (qui était moins luxe que le Mittelwihr !). Il n’y a qu’une chambre PMR avec salle de bain, les trois chambres « couple » sont sans douche ni WC ; la douche collective ne ferme même pas… C’est vraiment du confort niveau colonie de vacances et encore pour gamins de moins de dix ans ! Les huit autres chambres sont des dortoirs de quatre lits (avec douche mais sans WC). Les chambres sont vraiment spartiates le rapport qualité–prix limite (environ 65 €/p en demi pension repas du soir et petit déjeuner inclus). En 2024 « Les Genévriers » étaient à 52€/p avec un confort supérieur et surtout des repas d’une qualité nettement meilleure. Les chambres « couple » ont l’avantage d’avoir une vue somptueuse sur les collines et forêts environnantes.

Les conditions d’hébergement « basiques » seront toutefois un peu compensées par la gentillesse du personnel. Pour ce qui est de la cuisine c’est aussi basique que les chambres, par contre les rations des repas seront très très généreuses. C’est tellement spartiate qu’il n’y a pas de salle de télé collective (dans les chambres on n’en parle même pas) c’est dramatique, nous sommes en pleins coupe du monde et ce soir la France joue contre la Norvège ! Le vrai plus de ce logement est qu’il est situé à 1.000m d’altitude et que nous avons 9° de moins que dans la plaine. La tranquillité est maxima, nous sommes en plein coeur de la forêt vosgienne… Outre la forêt, le centre est entouré de prés avec quelques chevaux.

A 18h30 nous optons pour un apéro au hameau (qui est en fait le point de départ des pistes de ski ; car nous sommes sur une station de sports d’hiver). Bien difficile de trouver un estaminet, l’un a été privatisé, et l’autre n’est guère enthousiaste pour nous accueillir et il faut parlementer… Retour aux « Sapins » à 19h10 pour passer à table à 19h20.

Aujourd’hui notre groupe constitue les seuls résidents du gîte (demain ce sera différent) Le repas est simple, très simple… En entrée carotte et céleri rémoulade (basique, mais en quantité énorme, il y en a au moins pour quarante personnes), le plat principal c’est un coq au vin (moyennement adapté à la canicule) accompagné de riz blanc et haricots verts.

En dessert une tarte aux myrtilles. Nous sommes installés sur une grande tablée et la bonne humeur règne… Pas de tisane ou café. Pas de doute, c’est nettement moins bien que « Les Genévriers ». Les « footeux » ne peuvent se passer de leur match, un minibus va donc descendre à la ville la plus proche ; Obernai (27 km, une demi heure). Nous sommes huit (Christophe, Serge, Bernard, Christian, Solange et Bruno, Véronique et Patrick) à redescendre dans la vallée. Les autres optent pour une promenade au crépuscule dans les bois environnants…

Nous sommes à Obernai à 20h45 (le match est à 21h), et nous installons au bar « O’Street » (à 18h Christophe avait réservé une table). Nous avons une table en intérieur avec climatisation, c’est parfait. Obernai est vraiment une très jolie petite ville avec tout le charme des cités alsaciennes, nous irions bien nous y promener demain après la bourse, mais la canicule sera peut-être dissuasive…

Très agréable soirée, en plus la France va gagner 4 à 1, tout est pour le mieux. A 23h10 nous sommes partis et à minuit moins vingt, retour dans notre palace qui a au moins l’avantage (vu l’altitude) d’être au frais. Aller, dodo (le lieu ne se prête guère aux post matchs endiablés) et demain le rendez-vous pour le déjeuner est à 7h !

Deuxième jour, samedi 27 juin 2026.
Lever à l’aube, à 6h45, tout le monde est déjà à pieds d’oeuvre pour notre petit déjeuner, pas trop le temps de traîner, départ programmé à 7h40 !..
La nuit a été plutôt bonne compte tenu d’une température d’altitude non pas fraîche, mais plutôt agréable…. Bien sûr il y a des insomniaques rebelles (Geneviève) mais dans l’ensemble tout le monde est en forme. Petit déjeuner correct et comme le repas très copieux…

Par contre des bruits insistants évoquent une fermeture anticipée de la Bourse à 15h au lieu de 18h (décidément ! il y a deux ans nous avions eu une fermeture anticipée à 17h pour cause de risque d’orage…). Nous laissons au gîte à Belmont Véronique et Robert qui redoutent la canicule. A 7h40 nous sommes partis.
Belmont est à 40 km de Ste Marie aux Mines (soit 50 mn) et après une route sans problème nous retrouvons les habituels embouteillages de la petite cité non adaptée à une telle affluence… nous sommes garés à 8h40 (parking dans un champ à 10€ la journée / il y a deux ans c’était 5 €) et quelques minutes plus tard nous sommes devant l’entrée où il y a déjà une queue d’une centaine de mètres !…

Enfin comme notre président a déjà nos billets, dès l’ouverture à 9h nous passons assez rapidement. Il commence rapidement à faire une chaleur qui sera rapidement caniculaire… Dans ces conditions nous décidons de ne pas nous retrouver comme d’habitude sur les marches du théâtre pour aller déjeuner sous chapiteau, chacun déjeunera selon son goût, d’autant que cette année les points restauration ont été multipliés. Le problème est que du fait de la canicule, c’est confirmé : par décision préfectorale, la manifestation fermera ses portes à 15h ! Alors ça y est nous sommes à « Minéral & Gem », la fameuse « bourse » de Ste Marie aux Mines. Pour ceux qui découvrent c’est très impressionnant. Il semble que cette année Sainte Marie soit devenue la 2ième manifestation d’amateurs de cailloux au niveau mondial (après Tucson en Arizona) et ait dépassée sa rivale de Munich. Je donne quelques chiffres, cette année il y a eu plus de 1000 exposants répartis sur 52.000 m2. Tout le village vibre de la ferveur des « caillouteux »… Plus de 50 pays sont représentés, ce qui fait que l’on a l’impression d’être sur une tour de Babel multi linguistique… la demande des prix passe de l’anglais à l’espagnol, parfois au français ou encore au stylopapier… Par contre compte tenu de la canicule, la fréquentation va être nettement moins importante qu’en 2025, j’ai lu dans la presse que le nombre de visiteurs sera de 30.000 pour 45.000 en 2025. Pour les lieux d’exposition, impossible d’être exhaustif, puisque tout le village est impliqué, des stands d’exposants absolument partout : le lycée, le théâtre, les jardins publics et même la piscine couverte où le grand bassin est entouré de stands de cristalliers… On nous fournit à l’entrée plan et guide, les lieux stratégiques sont bien explicités : une Zone Minéral (où près de 700 exposants présentent minéraux, fossiles et météorites), une Zone Gem où 300 exposants montrent pierres taillées, bijoux et perles, l’Espace Feng Shui propose des espaces Cristal et Santé et un Espace Jeune Public avec de nombreux ateliers… mais il ne faut pas se leurrer, si l’on veut « fouiner » à peu près sérieusement dans les stands, au cours d’un week-end de deux jours on ne peux voir qu’environ le quart des exposants… En outre il y a bien sûr plein d’expositions et de conférences (une vingtaine chaque jour). Vraiment dommage de ne pas avoir plus de temps, car à 10h45 au théâtre, il y a une conférence qui m’aurait vraiment intéressée sur « Les skarns à grenat – préhnite du Kaarta au Mali. Enfin si l’on s’ennuie, il est possible de visiter deux des nombreuses mines de Ste Marie (Gabe Gottes et Saint Louis). L’organisation est à la hauteur avec notamment sept points de restauration et autant de buvettes. Le groupe se disperse, rendez-vous fixé sur les marches du théâtre à 14h45. Là, je suis contraint de faire un compte rendu un peu plus personnel… J’attaque par le pavillon Osmont consacrée à la paléontologie d’exception… C’est dans ce pavillon Osmont que sont regroupés les plus importants marchands de fossiles au niveau européen… Mais comme évoqué il y a deux ans, dès que l’on sort des sentiers battus, les prix grimpent vite. D’ailleurs, même si l’on reste sur les sentiers battus ; si l’on regarde les dinosaures, les tarifs sont encore plus délirants. Cette année deux expositions : l’une sur les dinosaures cératopsiens (en clair les tricératops) ;

l’autre sur les grandes découvertes d’amateurs, en particulier sur « Ernest » un dinosaure théropode d’un genre encore inconnu, rattaché au sauroptoridae, daté du crétacé inférieur (découvert par Luc Ebbo à Barret sur Méouge).

A noter l’équipe d’Eldonia (rappelez vous leur pub tous les trimestres dans la revue « Fossile ») qui présente un stand consacré aux ammonites Placenticeras Meeki du territoire des Pieds Noirs de l’Alberta Canadien… Il y en a vraiment de très belles… Le seul problème est leur coût : 28.000 € pour une ammonite de 30 cm de diamètre !

Quittons ce lieu de perdition pour flâner parmi les stands de la cour sud, plein de grossistes en minéraux vendus au kilos (qui permet d’acheter un morceau d’amazonite de 130g pour 3€ !). Ce sont surtout des stands malgaches, brésiliens, certains stands avec des dizaines de mètres carrés de têtes d’améthyste… le spectacle est vraiment fantastique.

Il y a cette année pas mal d’afghans ou pakistanais et qui vendent également au poids des cristaux d’aigue marine (mais le plus souvent ceux-ci ne sont pas d’une très bonne qualité et volontiers ébréchés). Toujours chez les pakistanais d’énormes caisses de lapis lazuli, qu’un employé arrose en quasi continu pour qu’une fois humidifiés les blocs brillent un peu plus !

Allons vers les hangars dits « Val Expo » ou VE1 et VE2, c’est sous ces hangars que se trouve l’exposition thématique de cette année sur le fer dite : « Nuances de fer »… Exposition intéressante mais relativement moins spectaculaire que certaines pièces présentées au théâtre… Une intéressante vitrine sur les météorites, très belle collection de pyrites de tous les pays avec bien sûr de belles pièces de Navajun. Dans ce site « Val Expo » j’ai surtout été passionné par un stand de minéralogie du Groenland. Absolument remarquable, ils ont en particulier des rubis qui font actuellement fureur sur le marché de la gemmologie (la mine est à une heure d’hélicoptère de Nuuk – la capitale). Je découvre également sur ce stand des roches dont je n’avais jamais entendu parler d’abord la « nuummite » une roche magmatique formée à la fin de l’archéen, sombre avec de jolis reflets irisés qui évoque un peu de la labradorite mais qui est hors de prix (2€ le gramme). Surtout je découvre une autre roche spécifique du Groenland : la Tugtupite.

C’est un tectosilicate du groupe des feldspathoïdes, un peu de la famille de la sodalite. La roche est de couleur rose (surnommée « sang de renne ») mais surtout elle réagit magnifiquement aux UV. Une fois de plus le seul problème est le prix (3 € le gramme) enfin comme le marchand m’a vu particulièrement passionné il m’en offre un petit échantillon. Autrement, pas mal de marchands de météorites, surtout des NWA en provenance du Maroc et qui ne sont pas très spectaculaires. Tient dans la série découverte (encore une fois ce compte rendu est très personnel) je découvre de petites sphères noires (environ 1 cm de diamètre) dites « Apache Tears » (ou larmes d’apaches pour les non anglophones).

Ce sont des petits nodules d’obsidienne inclus dans une lave rhyolitique perlitisée (c.a.d dégradée par hydrolyse)… Comme j’aime bien les histoires la légende dit que ce sont les larmes versées par les femmes apaches après la mort de 75 guerriers au cours d’une bataille contre la cavalerie américaine en 1870 ! Décidément la variété des formes d’obsidienne me surprend de plus en plus… Je fais quelques emplettes, bien sûr des trilos, mais après négociations serrées, je craque pour un Trémaglaspis des schistes de Fezouata, espèce cousine des trilos que l’on ne voit que très rarement dans nos bourses et à des tarifs prohibitifs…

La chaleur devient de plus en plus intense, les espaces de brumisateurs installés sur quelques points du site sont les bienvenus et très utilisés. Repas sur le pouce chacun dans son coin (pour moi ce sera un kebab !) sans traîner puisque, comme déjà évoqué, par décision préfectorale, la manifestation ferme à 15h pour cause de canicule. Je ne vois pas trop l’intérêt de fermer en fin d’après midi alors qu’il fait moins chaud qu’en début… enfin… Autre décision préfectorale parfaitement idiote il est interdit de vendre de la bière sur le salon alors qu’il suffit de sortir de l’enclos et d’aller au bar en face pour prendre tous les « demis » que l’on veut ! Pendant ce temps Véronique et Robert Varès ont déjeuné à Belmont (restaurant « Mon Champ du Feu ») restaurant un peu luxe mais qui n’est même pas climatisé et finalement s’avèrera d’un rapport qualité prix médiocre. Bon, c’est l’heure, même si Fred fait preuve de toute la mauvaise volonté possible, il faut se résoudre à quitter les lieux (avant de partir je craque pour un gros Acadoparoxydes de 8 kg !

Heureusement nos chauffeurs vont chercher les minibus et nous récupèrent juste à la sortie du salon)… Nous apprécions un maximum. Retour à Belmont à 16h, la veille nous hésitions sur l’activité de la soirée : balade à Obernai, visite du camps de concentration du Struthof (qui est à 3 km de l’hôtel) : finalement, vue la chaleur nous resterons à Belmont… Nous retrouvons nos amis allemands. Ils sont six : bien sûr Daniele et son compagnon Arndt, sa soeur Simone et son amie Maia plus les enfants (Konstance et Carolina) ; comme pour Marie-thé et Robert la veille, nous avons un peu de mal à trouver un employé qui les installe dans leurs chambres, mais finalement tout se passe bien. Tentative pour aller boire un verre à Belmont dans notre bar de la veille, mais échec, tout est privatisé…

Nous nous rabattons donc sur notre gîte où l’on veut bien nous servir soit un verre de vin soit une bière… Nous discutons de nos achats respectifs, Fred est content : il a pu trouver des échinodermes archaïques sur des schistes de Fezouata de l’Ordovicien inférieur… et de plus un invertébré annélide de type paléoscolécide… pas très spectaculaires mais très rares…

Hervé a dégoté un asaphus ; Christophe, Bernard et Christian ont craqué pour de belles pyrites péruviennes (très belles et d’un super rapport qualité-prix), tellement intéressantes que le lendemain lorsqu’à l’ouverture de la bourse j’irais pour en acheter, je trouverais les propriétaires en train en train de plier leur stand : ils avaient tout vendu !!! L’heure du repas arrive, ce soir un autre groupe à intégré le gîte, il s’agit de randonneurs de Vesoul et le moins que l’on puisse dire c’est que la salle à manger est bruyante… même si l’on essaie de s’isoler dans une salle adjacente !

La nourriture ce soir c’est plat unique dit « barbecue », comme la veille nous ne sommes pas dans des sommets de la gastronomie, mais au niveau quantité c’est vraiment vraiment copieux…En accompagnement salades (verte, de riz, rémoulade de carottes et coleslaw. Le dessert ce sera un tarte aux poires.

A 20h15, miracle, il pleut… oh pas très longtemps, mais tout le monde se précipite dehors pour se rafraîchir un peu… De vrais gamins. A 21h30 nous sortons pour jouir de la fraîcheur ambiante, Fred et Yannick ont réussi à négocier avec le gérant des bouteilles de vin, un pinot gris du domaine Koenig (à Goxwiller 67.210) de 2018.

Un vrai régal et sa superbe couleur dorée fonctionne parfaitement dans la lumière du soleil couchant de ce magnifique crépuscule sylvestre. Le moment est magique… Aller, 22h30, la nuit tombe, au lit, demain c’est à nouveau lever à l’aube !

Troisième jour, dimanche 28 juin 2026
Lever à l’aube, à 6h45, tout le monde est déjà à pieds d’oeuvre pour notre petit déjeuner, pas trop le temps de traîner, départ programmé à 7h40 !.. Petit déjeuner copieux, comme la veille. Comme la veille, route sans incident et comme la veille, nous sommes garés à 8h45 après les habituels bouchons. Pas de rendez-vous au théâtre, pour ceux qui le souhaite, Geneviève a repéré la veille dans le parc Jules Simon (le premier site que nous traversons après l’entrée 2a) un lieu de restauration plutôt agréable (un kiosque à musique sous de grands arbres) où l’on peut s’asseoir et s’attabler. Le départ est programmé à 13h30. Dispersion du groupe et, comme la veille, je reprends un compte rendu personnel. Après avoir constaté qu’il n’y avait plus de pyrites péruviennes, je vais avec Véro traîner au théâtre où sont regroupés les vendeurs et pièces les plus somptueuses et donc totalement hors de portée d’une bourse moyenne… notamment d’incroyables cristaux rouges de rhodochrosite du Colorado à plusieurs dizaines de milliers d’euros… Des cristaux d’aigue marine à inclusions de baguettes de tourmaline noire (20.000 €). Ou encore une calcite dorée sur sphalérite du Tennessee pour la modique somme de 8.000€…

Une mention spéciale pour un exposant qui a élaboré une vitrine en ne jouant que sur l’association du violet d’améthystes de Véra Cruz et du vert des préhnites maliennes. Bref, comme d’habitude, de quoi s’en mettre vraiment plein les yeux.

Petit tour à la piscine, belles pièces également mais où l’on peut obtenir des tarifs « fin de bourse » un peu plus abordables. Je craque pour une petite fluorite verte allemande de la mine de Niederschlag à Niederschlag.

Puis retour à la zone « CE » (là où il y avait les pyrites péruviennes), ici, pas mal de marchands asiatiques qui pratiquent des tarifs très raisonnables, l’un d’eux en particulier vend des petits octaèdre de fluorite (clivages), ce que l’on trouve dans les bourses à 5 où 10€ pièce, ici vendus à 25€ le kilo !

Un autre chinois à proximité pratique également des tarifs « fin de bourse » remarquables : une fluorine verte sur calcédoine de 20 cm pour 40€, ou des blocs de marbre blanc (de la taille du poing) avec cristaux de rubis négociés à 12€ ! Je croise Serge et Bernard en pleine négociation de Fluorine… Bernard est depuis la veille en tractation pour une superbe sélénite (gypse) marocaine avec cristallisation en « cornes de bélier » qu’il finira par obtenir en toute fin de bourse au tiers du prix initial !

Ste Marie aux Mines c’est vraiment un moment inimaginable pour qui n’a jamais été s’y perdre !… En allant rejoindre le groupe au kiosque du parc JulesSimon je tombe sur un stand américain spécialisé sur les minéraux réagissant aux UV.

Je découvre le « diamant d’Herkimers ». Nous, nous avons le diamant de la Drôme, eux le « diamant d’Herkimers », quartz particulièrement limpide, formé au crétacé, ayant volontiers des inclusions de vestiges végétaux et réagissant parfois aux UV…

Qu’est-ce que l’on apprend comme trucs à Ste Marie !… Retrouvailles avec le groupe pour le repas, Fred est fâché, ils n’ont plus de sandwich !!! Mais leurs flamenküches sont excellentes…

13h30, tout le monde se retrouve à la sortie (2a). Nos admirables chauffeurs vont à nouveau chercher les véhicules et nous récupèrent à l’entrée, arrêt carburant à la sortie de Ste Marie où les tarifs sont un peu moins exorbitants qu’ailleurs et en route. La route se fera sans incidents, deux petits arrêts minute – pipi et changement de chauffeur… contournement de Lyon particulièrement rusé pour éviter un bouchon pour cause d’accident… Et à 19h20 les deux mini bus sont sur le parking de covoiturage de Valence nord… Aucun incident, pas de problèmes, pas de malades, bref, la perfection. Ah oui, les achats des collègues ? Cette année je n’ai pas pris le temps de les interviewer au retour, mais un sondage express m’a appris que tout le monde était ravi de ses emplettes… Et puis surtout quel bon week-end de camaraderie, bonne humeur et échange de passions… Voilà, Ste Marie c’est terminé, pas de doute, même si cela peut être un gouffre à finances, c’est vraiment une expérience extraordinaire que tout amateur de cailloux se doit d’avoir vécu ! Un grand merci à l’association d’organiser ce type de sortie (et, je me répète, aux chauffeurs qui ont parfaitement assuré) !…


Voyage à Sainte-Marie-aux-Mines 2026